Publié dans Société

Cargaison de bois de rose interceptée sur la RN2 - Le chauffeur et le présumé propriétaire à Tsiafahy

Publié le vendredi, 05 novembre 2021

L’affaire relative à l’interception, dans la matinée de jeudi, d’un taxi-brousse transportant illégalement une cargaison de bois de rose, par la Gendarmerie du côté d’Ambohimalaza, sur la RN2, connaît un développement récent. Hier, le conducteur ainsi que le propriétaire supposé de la marchandise, ont été déférés au Parquet, puis finalement placés sous mandat de dépôt à Tsiafahy. « Nos éléments sont justement en route pour les raccompagner jusqu’à la maison de Force de l’Atsimondrano au moment où nous conversons », a déclaré le capitaine Toky, Andriambeloniaina, commandant de compagnie de l’Imerina centrale de la Gendarmerie, hier au milieu de l’après-midi.

 

Quant à la marchandise proprement dite, elle est constituée de 58 rondins de plus d’une tonne, lesquels avaient été découpés de façon à ce que son transport soit rendu possible sur le porte-bagage, situé sur le toit du minibus, également immobilisé pour la circonstance.

Le commandant de cette compagnie explique que ces bois précieux font partie d’un stockage qui date de septembre 2015. Ils avaient été simplement volés dans le Fokontany d’Anjahambe, Commune rurale d’Ampasimbe, District de Fénérive-Est. « Ces bois précieux avaient été stockés sur une plage dans une embouchure de fleuve dans cette localité alors qu’on a dû les transférer à Toamasina. Puisqu’il n’y avait aucune mesure pour sécuriser le stock, cela a donc facilité la tâche des voleurs », commente le capitaine.

D’autres suspects recherchés

Quant à l’acheminement de ces bois vers la Capitale, autant dire qu’il aurait été planifié. « Le conducteur en cause de ce taxi-brousse s’est rendu expressément au domicile du suspect qui s’est approprié illégalement de la marchandise », continue-t-il. Et notre interlocuteur d’ajouter que le chauffeur serait parfaitement en connaissance de cause, et que les trafiquants ont dissimulé les rondins dans des sacs. Dans le cas du chauffeur, il est doublement incriminé, d’abord, par le fait qu’il a volontairement pris livraison des bois précieux au domicile de ce suspect, mais aussi par sa complicité pour les acheminer vers la Capitale.

Mais l’enquête sur cette affaire risque de ne pas s’arrêter de sitôt. Selon toujours le commandant de compagnie de l’Imerina centrale, d’autres suspects sont encore recherchés. Il s’agit des dockers engagés dans le transport de ces bois précieux depuis cette plage d’Ampasimbe. Ces derniers auraient été payés à 500 000 Ar chacun, donc tout comme le chauffeur du Sprinter pour le sale boulot.

Pour revenir sur la genèse de cette affaire, des éléments de la Gendarmerie ont pu intercepter le Sprinter lors des contrôles de routine accompagnés de fouille sur les véhicules circulant sur la RN2, tôt jeudi dernier. Le flair et le professionnalisme des agents des Forces de l’ordre leur ont permis de déceler la présence des bois de rose sur ce taxi-brousse.

Franck R.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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